• La Cordillera Blanca

    Du 16 au 26 octobre 2015

     

    Quand on quitte la côte pour rejoindre les montagnes, la route est longue et au milieu du désert, pas super excitant en somme. Heureusement nos chers amis policiers Péruviens sont là pour pimenter la journée.

     

    Le désert du nord

     

    Deux jours plus tôt nous nous faisions arrêter deux fois en moins d'une heure pour une sinistre histoire de lumière. Elles doivent être allumées en journée et le premier policier qui nous arrête soutient qu'elles ne le sont pas. Il me dit ensuite que je les ai allumées en le voyant... Le second nous explique qu'elles ne sont pas assez fortes. Bien que les panneaux "allumez vos lumières basse intensité" s'enchainent, nous devons avoir les feux de croisement... A chaque fois, après .quelques minutes de vives discussions, ils réalisent qu'ils ne nous soutireront pas d'argent et nous laisse filer.

    Nouveau contrôle, nouvelle "infraction": cette fois c'est les vitres teintées de la voiture qui posent problème. En effet au Pérou c'est interdit. Les voitures qui en possèdent sont trop souvent liées à des cas de trafic en tout genre. En ce qui nous concerne, il nous aurait fallu un permis provisoire délivré à la douane. Seulement voilà, à la douane personne n'a daigné voir la voiture et même si on a avait entendu parlé de ça, on doit bien avouer que ça nous était sorti de la tête au moment de notre entrée dans le pays.

     

    Pour le policier la solution est simple : il nous présente son "chef" (probablement un collègue qui a hérité du rôle pour la journée) et explique plus ou moins clairement à Laurent que si on veut repartir il va falloir lui donner quelque chose. Notre politique concernant les pots de vin est simple : on ne donne rien à personne, chef ou pas. D'ailleurs on a le vide poche rempli de papiers en tout genre (de l'Union Européenne et du gouvernement du Pérou) à leur faire remplir s'ils veulent nous chercher des poux.

    La situation semble bloquée jusqu'à ce que le policier nous demande si on filme notre voyage. "Oui bien sur, on filme tout." Le discours change radicalement. En moins de 30 secondes Laurent a de nouveau nos papiers en main et nous pouvons repartir. Leçon retenue : à partir de maintenant on roule avec la GoPro en place et je sors l'appareil photo au moindre contrôle routier!

     

    Nous voilà repartis. Nous prenons une route célèbre pour ses tunnels (39 en tout). Pire qu'en Suisse! Cette route (la P3N) se trouve entre Chimbote et le Callejón de Huaylas (Callejón signifie impasse). Premiers tours de roues sur pistes avec nos pneus flambants neufs de la veille. Tout va bien jusqu'à ce que...

    Le plus simple c'est de vous montrer ça en images :

     

     

     

    Nous arrivons tout de même à bon port, ou plutôt Caraz, où nous retrouvons les Allemands.

    Dès le lendemain, Laurent part en ville faire réparer notre pneu (on espère que c'est faisable, l'entaille est assez grande). En partant Il me dit : "J'en ai pas pour longtemps." Quatre heures plus tard il n'est toujours pas de retour. J'aurais pourtant juré avoir vu la voiture passer sur la route non loin. Et bien figurez-vous qu'il a trouvé un garage pour faire ressouder la durite de trop plein du radiateur et qu'il en a profité pour faire un check up de la voiture. Résultat il me revient tout dégueulasse, avec une barre de direction réparée, de nouveaux amortisseurs à l'avant, des silent blocks neufs par ci par là  et plus un sous en poche! Dire que la réparation du pneu ne coutait que 4 €...

     

    Réglage fin version Toyota : marteau et burin      Willy et Laurent

     

    Nous quittons le camping afin de faire notre première incursion dans le parc national de Huascaran dans la Cordillera Blanca. Nous arrivons en début d'après midi et entamons la marche autours de la célèbre laguna Parón. Nous faisons une pause environ 40 minutes après le départ et Veronika et Michael ne tardent pas à nous rejoindre. Partis plus tôt, ils ont fini la promenade et retournent à leur voiture. Nous finissons la soirée à jouer aux cartes.

     

    Devinez qui a gagné?

     

    Le lendemain matin on se réveille avant 6h pour admirer les sommets qui nous entourent (ils sont plutôt découverts au petit matin). Nous attaquons la difficile montée vers le mirador avec Veronika tandis que Michael (dont le souffle est un peu gêné par l'altitude) repart pour la même marche que la veille. Notre marche se transforme assez vite en escalade sur les rochers granitiques mais la vue au sommet est à couper le souffle. Le lac d'un bleu/vert contraste parfaitement avec les sommets enneigés.

     

    En route pour la laguna Paron      En route pour la laguna Paron      En route pour la laguna Paron

     

    Laguna Paron      Nevado Huandoy      Laguna Paron

     

    Après Parón, nous prenons la direction de la laguna Llanganuco (après un nouveau passage chez Willy le garagiste). Nous prenons nos quartiers au milieu des vaches et attaquons une nouvelle marche dès le lendemain 8h. Direction la Laguna 69, départ à 3 800m d'altitude pour finir à 4 600m. Pas facile, on se le dit. On attaque par 3h de montée avant un bonne pause déjeuner sur les bords du lac. La balade est belle et la vue à l'arrivée vaut vraiment le déplacement. On est fier de l'avoir fait! Seul hic, il y a au moins 35 autres marcheurs au sommet, tous étrangers avec une grande majorité de Français et tout le monde sait que niveau discrétion, le Français se pose là... La descente se fait en 2h et la pluie s'invite au rendez-vous. Heureusement, ni trop fort ni trop longtemps.

     

    Notre camping au milieu des vaches     La Cordillera Blanca      Laguna Llanganuco

     

    En route pour la laguna 69      Laguna 69      Laguna 69

     

    On y est!      Notre 1ère photo tous les 4      Laguna 69

     

    Nous quittons le parc le lendemain matin. On décide de le traverser pour aller vers Yanama plutôt que de le contourner. La route est moins bonne mais plus courte.

    Quelle journée que fut cette journée! 48 km effectués et beaucoup d'émotions. On commence par un accrochage entre Nanuq (la voiture de Veronika et Michael) et un camion. Celui-ci est bien trop gros pour circuler sur une telle route et le chauffeur n'a pas l'air de connaître les dimensions de son véhicule. Résultat le store de Veronika et Michael en prend un coup. Heureusement seule la toile extérieure est déchirée. Ça aurait pu être bien pire!

     

    Nanuq aux prises avec le camion      La vue sur la laguna Llanganuco depuis la route

     

    On reprend notre route en se retenant de s'arrêter toutes les 3 minutes tellement c'est beau jusqu'à ce qu'un nouvel obstacle nous fait nous arrêter. Un collectivo (mini bus de transport en commun) est sur le côté... Heureusement personne n'est gravement blessé. Ils ont eu énormément de chance.

     

     

    Et un colectivo sur le côté, un!

     

    On aide à remettre la camionnette sur roue mais elle ne démarre plus. Il n'y a donc pas 50 solutions : on charges tous les bagages (et il y en a!) dans notre voiture tandis que les Allemands prennent les passagers (5 personnes + moi qui me suis fait voler ma place par un oranger et 35kg de pommes).

    C'est parti pour une bonne heure de route comme ça avant de déposer tout le monde au 1er village.

     

    On remet tout ça sur roue      On charge le toy

     

    La journée a été éprouvante pour tout le monde et on décide de ne pas aller plus loin bien qu'il ne soit "que" 14h.

     

    On continue donc le lendemain, les routes de poussière s'enchainent et la vitesse ne dépasse jamais les 25km/h mais on fini par arriver à Chavin où nous visitons des ruines pré-inca (voir notre article "Les sites pré-inca du nord du Pérou").

     

    Laurent qui ne passe pas inaperçu au milieu des locaux      La Cordillera Blanca

     

    Nous retournons ensuite dans le parc national de Huascaran pour une dernière marche. On commence par admirer les Puya Raimondi, d'énormes plantes survivantes de la préhistoire. Leur croissance peut durer jusqu'à 100 ans et leur floraison signe leur mort. On attaque ensuite la montée vers le Nevado Pastoruri, un glacier à 5 200m d'altitude. En 2h aller/retour, nous avons vu quelques fossiles et nos premiers icebergs!

     

    Puya Raimondi     Les différents stades de la plante sur la même image     Les picaflores (colibris) s'en donnent à coeur joie, les fleurs ne courent pas les rues par ici

     

    Le design sur les feuilles laisse sans voix      La Cordillera Blanca      Et sur la route quelques dessins rupestres

     

    Fossile près du lac      Bon, on avoue, il fait pas chaud!     Nevado Pastoruri

     

     

    Il est à présent temps de quitter ce superbe parc qui restera sans aucun doute parmi nos favoris!

    Allez, pour le bonheur des yeux, voici une petite vidéo que nous avons faite sur notre passage dans la Cordillera Blanca (désolée pour la qualité).

     

     

     


  • Commentaires

    1
    Clément
    Mercredi 18 Novembre 2015 à 03:22

    De la rando dans ce coin là, je met ça sur ma bucket list!

      • Mercredi 18 Novembre 2015 à 16:08
        Tu peux! C'est juste magnifique.
    2
    mémé lolo
    Mercredi 18 Novembre 2015 à 07:25

    superbe tout ça. De beaux souvenirs, une fois de plus

    3
    VERO
    Mercredi 18 Novembre 2015 à 15:41

    Changer une roue en t-shirt blanc sans se salir, chapeau !!!

    Toujours très intéressant et de belles photos.

    Bises à tous les deux

      • Mercredi 18 Novembre 2015 à 16:10
        C'est son t-shirt de mécanique. Y'a un vilain mustachu qui dit "where's the virgin?" dessus... donc même s'il le sali c'est pas bien grave.
    4
    Christian
    Mercredi 18 Novembre 2015 à 22:03

    Je trouve les locaux plutôt locales !

    5
    Venin
    Jeudi 19 Novembre 2015 à 07:26
    Beautiful..lire ton petit expose a l aube avant d aller tafer ca met du baume au coeur merci la bise
    6
    Gosse
    Jeudi 19 Novembre 2015 à 19:05

    Super changement de pneus !! T'as assuré!!

    7
    Mamie MW
    Lundi 23 Novembre 2015 à 10:26

     

    De retour de q.q.jours de congés:Je me suis régalée .SUPER - EXTRAORDINAIRE-

    Sauf les misères; Mais quelle expérience, à travers cette AVENTURE .Bises

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