• Une mégapole, des montagnes et un désert: les contrastes colombiens

    Du 27 juillet au 13 août 2015

     

    Notre cap étant toujours au Sud, nous continuons notre route vers Bogota, la capitale de la Colombie. En chemin, nous nous arrêtons à Zipaquira pour visiter la cathédrale de sel. Cette mine de sel, qui est en fait un énorme dôme de sel, est toujours en activité. Elle est exploitée depuis des dizaines d'années, par "couches". La plus récente est construite en sorte de labyrinthe et une cathédrale y a été installée. C'est assez difficile à décrire, le plus simple serait encore que vous y alliez...

    Avant d'atteindre la cathédrale à proprement parler, il faut suivre un chemin de croix. Elles sont taillées à même la pierre. Le spectacle est assez impressionnant.

     

    Zipaquira      Zipaquira - Chemin de croix      Zipaquira - La cathédrale de sel

     

    Nous voici à présent aux portes de Bogota. "Aux portes", c'est tout à fait ça. Nous sommes littéralement coincés à l'extérieur de la ville. Il faut savoir qu'à Bogota, tout comme dans bon nombre de villes latines, un "pico y placa" est en place à certaines heures de la journée. En pratique, selon votre plaque d'immatriculation vous ne pouvez pas rouler dans la ville. A Bogota, les jours impairs, les voitures impaires ne peuvent pas rouler.

    Nous devons donc attendre un peu plus d'une heure avant d'être autorisés à rouler. Ne sachant pas si la loi s'applique aux véhicules étrangers, on ne veut pas prendre de risque. Direction ensuite le quartier de "La Candelaria", connu comme étant le centre historique et touristique de la mégapole.

     

    Nous avons passé deux jours à Bogota, le premier à été consacré à une petite visite de la ville et de son célèbre musée de l'or qui rassemble une bonne partie des objets découverts dans tout le pays. Plus que les objets en eux-mêmes (qui sont vraiment impressionnants), c'est bien la technique utilisée qui nous laisse sans voix. En effet, plus de 2 000 ans plus tard, on utilise toujours les mêmes!

     

    Bogota - Musée de l'or     Bogota - Musée de l'or     Bogota - Musée de l'or

     

     

    Plaza Bolivar      Bogota      Bogota - Le transmillenio ou le bus le plus long qu'on ait jamais vu

     

     

    Notre deuxième journée à été consacrée à quelque chose de bien moins excitant mais de vraiment très important. En effet, lors de notre arrivée en Colombie, notre super douanier nous a accordé 30 jours d'import pour la voiture en nous disant que c'est très simple d'obtenir une rallonge. Il suffit d'aller dans n'importe quelle DIAN (aka douanes) du pays pour la réclamer.

    Bon alors première chose, non on ne peut pas aller dans n'importe laquelle (par exemple celle en centre ville à côté du musée de l'or ça va pas, il faut aller près de l'aéroport où il y a un service "Importations") et deuxièmement c'est pas simple du tout!

    Après avoir tourné en rond pour trouver le bâtiment (y'a pas de panneau du genre "Lise et Laurent c'est par là"), il faut ensuite réussir à se faire comprendre. Et de ce côté là, on a vraiment du mal... On enchaine les aller/retour entre les étages du bâtiment, récupérant des infos au 2ème, le papier à remplir au 3ème, allant au 1er pour faire des photocopies, retournant au 2ème pour avoir un tampon, réalisant que depuis le début ils croyaient qu'on avait un chien et pas une voiture (chien = perro, voiture = carro en espagnol), prenant un ticket alors que la machine ne veut pas nous en donner (pour un obtenir un, il faut entrer le numéro de sa carte d'identité et devinez quoi? on n'a pas de papiers Colombien!), retournant au 3ème... et il est 16h15. Le service ferme à 16h30 et le douanier regarde sa montre toutes les 10 secondes.

    On fini par avoir notre papier rempli et tamponné, un miracle! Voilà la demande faite, il ne reste plus qu'a attendre la réponse par email.

    Le plus simple, si votre douanier ne vous donne que 30 jours quand vous entrez en Colombie, cassez lui les pieds jusqu'à ce qu'il vous donne les 90 auxquels vous avez droit! Ca évite bien des déconvenues (pour rester polie).

     

     

    Nous quittons Bogota le lendemain, la ville ne nous a pas plus plu que ça et nous avons hâte de retourner au vert. Nous serons servis avec Salento et la vallée de Cocora où nous allons passer un moment (pratiquement deux semaines).

    Nous prenons nos quartiers dans une auberge de jeunesse (La Serrana) qui offre la possibilité de camper et allons faire une belle balade (presque 6h) dans la vallée de Cocora. C'est dans cette vallée que l'on trouve la plus grande concentration de palmiers à cire (wax palms), emblème de la Colombie. En chemin, nous faisons un arrêt à la "ferme aux colibris" où contre 5 000 pesos (1,70 €) nous recevons une boissons et pouvons observer les oiseaux. Il en existe des sortes qu'on n'aurait pas soupçonnées.

    Lors de cette balade nous rencontrons une famille de français avec qui nous faisons un bout de chemin et allons ensuite boire un verre en ville.

     

    Colibri      Colibri      Valléed e Cocora

     

    Balade Vallée de Cocora      Il y a même des coatis à la ferme aux colibris!

     

     

    A notre retour au camping, nous avons de nouveaux voisins, un couple de Chiliens (Caro et Victor) qui relient l'Alaska à la Patagonie. Le lendemain nous avons la surprise de voir arriver Michaël et Veronika, deux Allemands que nous avions déjà croisé deux fois aux Etats-Unis. Nous sommes très heureux de les revoir et nous passons de bonnes soirées tous les 6, Victor s'avérant être un bon cuisinier.

     

    Overlander dans la place!      Si vous mettez 2 Chiliens, 2 Allemands et 2 Français ensemble, à votre avis ils se parlent en quelle langue?      Salento

     

    Superbe coucher de soleil...      ... qui se transforme en méga orage au loin!

     

     

     

    Caro nous aide aussi dans nos démarches avec la DIAN de Bogota. En effet, nous n'avons toujours pas de nouvelles et notre permis approche dangereusement de sa date de péremption. Cerise sur le gâteau, notre assurance arrive aussi à échéance. Pendant deux jours, nous essayons à maintes reprises de contacter Bogota, sans succès. Nous allons donc à Armenia, la ville la plus proche pour essayer de savoir quelles sont nos alternatives. L'agent qui nous reçoit est très gentil et bien que nous ne soyons pas à la bonne DIAN (encore!), il passe quelques coups de fils et nous promet de nous tenir au courant. Le lendemain nous recevons un email nous disant que la demande est acceptée sous le n°X mais que nous devons attendre des nouvelles de Bogota (qui ne répond toujours pas au téléphone). Nous voici à présent samedi donc nous n'espérons rien de neuf avant lundi. De son côté notre assurance est à présent périmée et comme on est samedi, nous ne pouvons rien faire (pour vendre un seul mois d'assurance, l'agent doit appeler la maison mère pour avoir un accès total au logiciel, et le samedi ben y'a personne à la maison mère...)

     

    Lundi : toujours pas de nouvelles de Bogota. On mise tout sur l'assurance. Il est 11h45 quand nous arrivons au bureau. Il va falloir attendre 13h que la maison mère revienne de pause. On patiente et vers 14h15 la personne en face de nous fini par nous avouer qu'elle ne peut rien faire: notre plaque d'immatriculation ne rentre pas dans l'ordinateur. Elle nous envoie à une autre adresse et là... miracle, après 15 minutes nous voici avec notre papier d'assurance! Presque trop facile...

     

     

    Depuis Salento, nous avions prévu de remonter à Medellin pour la Fiesta de las Flores (fête des fleurs) mais les kilomètres à parcourir, les foules de touristes qui nous y attendent et la bonne ambiance du camping ici à Salento ne nous donnent pas envie de partir de si tôt. il n'y aura donc pas de Medellin 2.0... Voici donc les photos que nous avions prises à notre arrivée fin juin.

     

    Sculpture Botero      Medellin      Gay Pride Medellin

     

     

    Nous avons à présent quitté Salento et sommes en train d'arpenter la Colombie avec Michael et Veronika que nous retrouvons le soir même à une station service pour passer la nuit. Nous sommes en route pour le désert de la Tatacoa où nous allons rester quelques jours. L'appellation "désert" est fausse puisque l'endroit reçoit trop d'eau pour en être un mais ça y ressemble quand même pas mal. De la terre à nue, des cactus et des températures proches des 40°C. Heureusement le vent souffle en continue ce qui rend la chaleur tout à fait supportable. De plus les paysages sont superbes, et nous rappellent notre passage en Utah aux Etats Unis. Autre point fort de la destination, vous pouvez faire du camping sauvage n'importe où dans les parties publiques du désert, c'est super tranquille et une fois la nuit tombée et les nuages partis vous pouvez savourez un ciel étoilé presque sans aucune pollution lumineuse.

     

    Nanuq sur la route de La Tatacoa      Rizière sur la route du désert de la Tatacoa      Désert de la Tatacoa

     

    Désert de la Tatacoa      I'm a poor lonesome cowboy      Désert de la Tatacoa

     

    Tatacoa by night

     

     

    Prochaine étape de notre périple, exploration de la zone montagneuse où se recoupent toutes les cordillères colombiennes (occidentale, orientale et centrale) et ses trésors archéologiques...


  • Commentaires

    1
    mémé lolo
    Lundi 31 Août 2015 à 12:54

    ah, enfin un peu de lecture........ Comme j'ai la réponse à ta question "dans quelle langue vous parlez-vous entre chiliens, allemans et français", je laisse les autres y répondre. Asta luego

    2
    mamie cricri
    Lundi 31 Août 2015 à 21:24

    merci beaucoup pour ce résumé massif !!!! il y a de quoi lire et admirer les belles photos !! merci Laurent d'avoir  "LU et APROUVE " le journal !! merci et bonne continuation avec de grosses bises à vous partager

    3
    Ben
    Lundi 31 Août 2015 à 22:22

    Un peu de reve dans ce monde de microbes....

    bonne continuation, les enfants

    biz des Groell 

    4
    Mamie MW
    Lundi 31 Août 2015 à 23:39

    Mines différentes, que celles de nos régions Alsaciennes!!!Très bien, vous rapelliez vous le nombre de stations? au chemin de croix??

    Vous devez avoir appris ,à avoir de la patience!!Ce n'est pas toujours évidant. Que c'est vraiment beau les retrouvailles, " J'imagine."

    Bonne continuation Mamie et Papi vous embrasse, et bon courage.

    5
    Claude
    Vendredi 4 Septembre 2015 à 08:52
    Superbes photos .....copié une ....beau modèle de peinture
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